Etudiants des Beaux-arts de Beijing
L’art contemporain est développé dans toutes les grandes nations respectées, il montre l’importance culturelle du pays, il incarne l’animation intellectuelle qui s’y passe. Il est également un baromètre de la liberté d’expression d’un gouvernement. L’art contemporain, en plus de permettre la distinction sociale des nouveaux riches collectionneurs, peut également se transformer en une activité très lucrative. C’est donc tout naturellement que la Chine communiste qui avait interdit cette forme d’art sous le long régime maoïste, s’est depuis l’ouverture économique, intéressé à l’art contemporain et a développé les écoles d’art afin d’assurer une production (qui lui permet aujourd’hui d’être au troisième rang des pays vendeur d’art).
C’est dans la plus prestigieuse de ces écoles d’art, au CAFA, que j’ai eu la chance d’étudier durant un an.
Au cours de cette année j’ai rencontré des personnes qui ont accepté que je les prenne en photo. Avec leur aide, j’ai composé leur portait dans leur lieux de vie. Certains ont la chance de pouvoir se loger en colocation. Les autres plus modestes dorment au dortoir de l’école où ils partagent des chambres de six dans un espace mesurant environ vingt mètres carrés, le tout pour une centaine d’euros par an. On retrouvera donc dans cette séries plusieurs de ces chambres toutes différentes.


















